Eglise Le Cep

Des gestes d’affections

Matthieu 12 v 9 En partant de là, Jésus se rendit dans l’une de leurs synagogues. 10 Il y avait là un homme paralysé d’une main. Les pharisiens demandèrent à Jésus : A-t-on le droit de guérir quelqu’un le jour du sabbat ? Ils voulaient ainsi pouvoir l’accuser. 11 Mais il leur répondit : Supposez que l’un de vous n’ait qu’une seule brebis et qu’un jour de sabbat, elle tombe dans un trou profond. Ne la tirera-t-il pas pour l’en sortir ? 12 Eh bien, un homme a beaucoup plus de valeur qu’une brebis ! Il est donc permis de faire du bien le jour du sabbat. 13 Alors il dit à l’homme : Etends la main ! Il la tendit et elle redevint saine, comme l’autre.

Ce jour-là, le débat des religieux avec Jésus tournait autour des activités permises le jour du Sabbat. Faire du bien le jour du repos en guérissant un homme handicapé ne serait pas remis en question aujourd’hui comme à l’époque. Par ailleurs, Jésus respectait lui-aussi le jour du Sabbat, mais il a ordonné à l’homme handicapé de lever le bras et ce geste de foi à délivrer l’homme de son handicap.

La parole de guérison accompagnée du geste de la foi provoquent le miracle. Les pharisiens n’ont pas discerné que cette parole était aussi pour eux car eux-aussi avaient les mains paralysées par leur manque d’amour et l’obsession de prendre Jésus au piège en le poussant à pécher et ainsi pouvoir le condamner. En levant leurs mains malades, ils auraient pu guérir de leur aveuglement. Cet homme guéri allait pouvoir commencer une nouvelle vie et être en bénédiction pour d’autres, c’est en effet par la main que commence toute relation d’amour. Elle en est le préliminaire.

Paul va plus loin même en nous disant : »saluez vous d’un saint baiser » (1 Th 5.26). Toutefois, il faut aussi constater que Juda dénonca Jésus avec un geste d’affection (Luc 22.48). Aujourd’hui, beaucoup de choses se passent qui bousculent le monde et il viendra un temps où « l’amour du plus grand nombre se refroidira  » déclare Jésus (Math. 24.12). Ce temps est-il venu ?

Les gestes d’affection et d’amour deviennent dangereux nous dit-on et ne sont pas sains. Qui aurait cru et prédit qu’un virus nous empêcherait de toucher ceux pour qui nous avons un sentiment fraternel, risque-t-on la mort pour une main tendue ? C’est pourtant ce que Jésus a fait en tendant ses deux mains.

Alain J.

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