Eglise Le Cep

Introduction

Dans cette formation nous apporterons des réponses aux questions suivantes :

Comment présenter l’essentiel de l’Évangile ? Qu’est-ce que l’Évangile ? Comment faire pour le présenter ? Quels sont les notions que nous devons aborder et comment les articuler ? Les pièges à éviter et les éléments à ne pas manquer.

Si vous me connaissez un peu vous savez qu’une partie de mon ministère est consacrée à l’enseignement. J’enseigne aussi entre autres sur la question de l’évangélisation : Comment former les chrétiens à l’annonce de l’Évangile que ce soit dans des églises locales ou dans des instituts bibliques.

Au début, lorsque j’ai commencé à enseigner sur le sujet, je ne m’attardais pas sur la manière de présenter l’Évangile.

Je croyais cela acquis pour tous les chrétiens et finalement en discutant avec les uns et les autres, je me suis rendu compte que bien des chrétiens avaient des difficultés à partager l’Évangile.

Ils savent qui est le Christ et ils n’ont pas de difficultés à vivre et parler de leur foi. Mais ils ne savent pas bien quoi dire et surtout comment le dire.

Je me suis rendu compte que même des chrétiens, des personnes qui sont dans le Christ depuis 10 ans, 15 ans, 20 ans voire 25 ans avaient souvent des difficultés à présenter de manière simple l’Évangile à des amis.

Je vous propose donc de répondre à ce besoin avec cette formation découpée en trois modules.

MODULE 1 – Préalable

Le premier module, traitera de cette question, Pourquoi l’Évangile dérange-t-il ?

En effet vous le savez, vous pouvez parler de n’importe quel sujet, vous pouvez parler de football, de sport, de cuisine, mais pas si facilement de l’évangile.

Une deuxième vidéo est consacrée aux trois pièges qui nous guettent lorsque nous présentons l’Évangile. Nous verrons que ces pièges sont plus répandus que ce qu’on pense.

La troisième vidéo de ce premier module sera consacrée à 3 secrets qui donnent sa puissance à l’Évangile et vous découvrirez que tout ne repose pas uniquement sur cela.

MODULE 2- Fond

Dans le deuxième module, il sera question du plus important, le fond. La manière de le dire est importante aussi et c’est ce que nous verrons dans le troisième module.

Dans un premier temps, je vous proposerai une vidéo sur ce qui se trouve au cœur de l’Évangile. On va ensemble survoler de ce que nous disent les écritures en particulier dans le Nouveau Testament.

Une deuxième vidéo est consacrée aux cinq éléments essentiels à apporter dans notre présentation de l’Évangile.

Je vais vous détailler les choses de manière assez conséquente, l’objectif ce n’est pas que vous présentiez ainsi l’Évangile chaque fois, mais c’est simplement pour vous montrer ce qu’on pourrait trouver dans une présentation de l’Évangile.

MODULE 3- Forme

Le troisième et dernier module sera beaucoup plus pratique.

Je vais vous exposer 3 manières de présenter l’Évangile. Style basique, style grosse tête et style viens et vois.

Il est très important que chaque chrétien puisse trouver une manière de présenter l’Évangile, qui lui soit propre, qui soit en adéquation, non seulement avec ce que le Nouveau Testament dit sur le sujet mais qui soit aussi lié à sa personnalité.

Peut-être que vous ne trouverez pas exactement la manière qui vous correspond. Dans ce cas ce que vous pouvez faire, c’est piocher un peu dans ces différentes manières.

BONUS

En plus de cela je vous ai préparé, réservé plusieurs bonus, qui vous permettront de continuer à creuser la question.

EXERCICE

Je vous invite simplement à commencer par un exercice.

Je vais vous demander de prendre simplement une feuille un stylo ou alors ouvrez le traitement de texte de votre ordinateur ou de votre tablette et là vous allez prendre 5 minutes maximum et vous écrivez une présentation de l’Évangile.

Ecrivez ce qu’est l’Évangile pour vous et faites le en quelques phrases, trois phrases maximum.

Si vous réussissez en une phrase ou deux phrases tant mieux, mais l’objectif c’est trois phrases maximum et vous expliquez ce qu’est l’Évangile en partant du postulat de base suivant, à savoir que vous le présentez à quelqu’un qui ne connaît pas l’Evangile.

Pour vous aider, pensez par exemple à un collègue de travail, à votre voisin de palier, au voisin qui habite à côté de vous…

Imaginez que vous ayez une occasion, une opportunité de lui parler, peut-être que c’est lui ou elle qui vous pose la question : « tu me parles parfois de l’Évangile mais explique-moi ce qu’est l’Évangile »

Et là, en trois phrases, et sans versets bibliques, mais avec vos propres mots, vous lui direz ce que représente l’Evangile pour vous et comment vous le vivez au quotidien.

Puis comparez votre témoignage à ce que vous allez découvrir au cours de cette formation que je vous souhaite excellente.

Je vous donne rendez-vous dans le premier module pour cette première vidéo où nous allons nous pencher sur la question : Pourquoi l’Évangile dérange-t-il ?

un tête à tête avec Dieu : Y a de la joie

Canevas pour un culte personnel. Vous pouvez suivre ces étapes afin de nourrir un temps en tête à tête avec Dieu. Adressez vous à lui avec confiance et simplicité.

Louez et adorez -> remerciez Dieu pour ce qu’il a fait et pour ce qu’il est.

Vous pouvez chanter un chant de reconnaissance. Pensez aux belles rencontres que vous avez faites ou aux personnes qui vous ont fait du bien et dites merci à Dieu pour ces personnes.

Lisez et méditez –Philippiens 4 verset 4 à 9

4 Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous.5 Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.6 Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. 7 Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ.8 Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. 9 Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.

Réflexion 

Y a de la joie bonjour bonjour y a de la joie… Cette chanson de Charles Trenet, illustre bien l’état d’esprit que Paul nous invite à revêtir. Oui la joie c’est aussi un choix. « Réjouissez vous toujours dans le Seigneur ». Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Comment le pratiquer ? Dans la traduction Semeur il est écrit : « Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous « . Demandons à Dieu par son esprit de nous donner de la joie. C’est un fruit de l’Esprit… Nous avons donc accès par l’esprit de Dieu à de la joie.

Paul nous invite à être doux et confiant, en comptant sur Dieu, afin que les soucis de la vie, plutôt que de peser sur nous pèse sur Lui. Et Il nous donnera « La paix qui surpasse toute intelligence ». ça c’est une paix pas raisonnable. Paul est en prison et il est joyeux et paisible. Est-ce bien raisonnable ? Perdons la raison comme Paul, confions à Dieu nos besoins Il s’en chargera. Et prenons la paix et la joie que Dieu nous offre en tout temps.

  • Réfléchissons sur : qu’est ce que le Seigneur est pour nous et sur comment puis-je me réjouir en lui?
  • Expérimentons de confier à Dieu nos besoins et apprenons à recevoir sa paix. Persévérons jusqu’à recevoir cette paix.
Prière
 
Prions que quelque soient nos soucis du jour, nous ayons chaque jour une communion avec Dieu tel que Paul, par laquelle Dieu nous donne la joie et la paix. Prions que nous devenions une communauté joyeuse et paisible. Prions pour les besoins de ceux qui sont en peine, qui souffrent. Remercions Dieu pour tout ce qu’il a déjà fait pour nous et pour nos frères et soeurs. Louons pour ce qu’il va faire. Réjouissons nous dans le Seigneur. Merci Seigneur par ton Esprit-Saint de remplir chacun d’entre nous de ta joie, de ta paix et de ton amour. Rends nous doux, aimable. Et que tu sois l’objet principal de nos pensés. Merci papa céleste !

Jonathan Yoder
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Canevas pour un tête à tête avec Dieu : Quand la tempête est là.

Canevas pour un culte personnel. Vous pouvez suivre ces étapes afin de nourrir un temps en tête à tête avec Dieu. Adressez vous à lui avec confiance et simplicité.

Louez et adorez -> remerciez Dieu pour ce qu’il a fait et pour ce qu’il est.

Vous pouvez chanter un chant de reconnaissance. Pensez aux bons moments que vous avez passés cette semaine et dites merci à Dieu pour ces choses.

Lisez et méditez -> MARC 4 verset 35-41

« Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit : passons sur l’autre bord. Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans la barque où il se trouvait ; il y avait aussi d’autres barques avec lui. Il s’éleva un grand tourbillon et les flots se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. Jésus dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? S’étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : Silence ! tais-toi ! Et le vent cessa. Il y eu un grand calme. Puis, Jésus leur dit : Pourquoi avez-vous si peur ? comment n’avez-vous point de foi ? Ils furent saisis d’une grande frayeur, et se dirent les uns aux autres : quel est donc celui-ci à qui obéissent même le vent et la mer ? »

Réflexion 

Ce jour-là, Jésus part en mission dans un territoire de l’autre côté du lac mais, voyant ses intentions, Satan lève une tempête afin de faire échouer ce projet. Fort de la présence de son Père en lui, Jésus est endormi dans la barque, au grand étonnement de ses disciples remplis d’angoisse à l’idée de mourir noyés. Jésus leur dira que leur peur a entrainé leur incrédulité.

  • Aujourd’hui, quel genre de crainte éprouvons-nous lorsque nous sommes en mission pour le Seigneur ?
  • Avons-nous foi dans la puissance du Saint-Esprit pour nous délivrer des tempêtes déclenchées par notre ennemi ?
  • Curieusement, les disciples ont éprouvé une grande frayeur à la vue du miracle que Jésus a fait en calmant la tempête, alors qu’ils auraient dû s’en réjouir.
  • Savons- nous vraiment nous réjouir des miracles que le Seigneur opère dans notre vie ?
Prière
 
Prions que, malgré l’agitation parmi les nations et les informations qui circulent, toutes plus fantaisistes les unes que les autres, nous sachions garder calme et sagesse, afin d’être aptes à poursuivre la mission d’aller sur le terrain de l’ennemi pour délivrer les futurs serviteurs et servantes du Seigneur, comme nous le montre la suite du récit de Marc (voir lecture Marc 5 verset 1 à 20)

Alain Jamey
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Suivre Jésus de loin ou s’attaché à lui ?

On parle de « suivre Jésus »et c’est une bonne chose pour notre vie, mais il y a une dimension plus grande à atteindre dans notre relation avec notre Dieu : c’est être attaché à lui. « Je m’attache à toi pour te suivre »

Prenons une illustration de la vie courante : Une voiture peut suivre une autre voiture, mais à un carrefour, la première peut tourner et l’autre continuer tout droit. Mais si une remorque est attachée à une voiture, elle ira toujours dans la même direction que la voiture à laquelle elle est attachée. Au carrefour de la tentation ou de la séduction ou du découragement, si je suis Jésus sans être fermement attachée à lui, je pourrai prendre un autre chemin : celui du doute, de la révolte, du péché ou de l’abandon. Mais si je suis attachée à lui de tout mon cœur les yeux fixés sur la vérité de sa parole et sur ses promesses, alors je continuerai à marcher sur son chemin de paix et de victoire.

• Si je suis attachée à Jésus, je serrerai sa parole dans mon cœur et il me gardera des influences du monde et des accusations du diable. « Je serre ta parole dans mon cœur afin de ne pas pécher contre toi » Psaumes 119 v 11

• Si je suis attachée à lui, alors mon cœur, mon âme et mon esprit trouveront leur bonheur à l’écouter et à le servir, à lui obéir en toutes choses et « ses commandements ne seront pas pénibles » mes pensées seront inspirées par son Esprit et non par la chair. « Marchez selon l’Esprit et vous n’accomplirez pas les œuvres de la chair » Galates 5 v 16 Et je pourrai dire, « Un jour dans tes parvis vaut mieux que mille ailleurs » Psaumes 84 v 11

• Si je suis attachée à mon Bon Berger, « je ne manquerai de rien » Si je le suis de près, « il me conduit dans les sentiers de la justice » Psaumes 23

Une autre illustration : En montagne, lors de l’ascension vers un sommet, le chemin est abrupt et dangereux; on doit alors former une cordée. Le guide est devant, s’attache à une corde et tous les suivants s’attachent à cette corde, les uns derrières les autres. Ils sont reliés au guide et reliés ensemble.

• Le guide conduit les autres, car il connait la voie pour arriver en haut.

• Il entraine et tire ceux qui ont du mal à avancer à cause de la fatigue, de la difficulté du parcours et de la longueur de la voie.

• Il assure, protège les suivants de la chute en les retenant. Si l’un d’eux trébuche et perd pied, il sera retenu et ne dévissera pas en bas. Il pourra être tiré par les autres et retrouver ses appuis.

La cordée peut représenter la communion fraternelle, mais si Jésus n’est pas le « premier de cordée » alors, toute la cordée peut s’égarer ou tomber dans le ravin.

Prions : Seigneur je veux me tenir très près de toi et de ta parole, afin de ne pas m’égarer et de ne pas tomber, car je veux te suivre jusqu’au bout.

Voici un témoignage personnel : Un jour, je ressentais un grand découragement par rapport à une situation particulière dans ma vie. Je priais le Seigneur assise, la tête baissée, et lui demandais de l’aide dans cette situation. Puis j’ai relevé la tête et Dieu m’a donné une vision : J’ai vu Jésus, marchant devant moi, alors que je gravissais la montagne. Je L’ai vu de dos, j’ai vu a tunique tissée, tout près devant moi. J’ai alors compris qu’Il voulait me montrer que je n’étais pas seule sur ce chemin abrupt, qu’Il était là comme mon guide et mon protecteur et qu’Il me tirait en avant pour continuer d’avancer. J’ai été fortement encouragée par cette vision de mon Sauveur marchant tout près de moi, m’ouvrant le chemin et me tirant derrière lui. Gloire à Dieu ! Quelle grâce de savoir que notre Dieu est si proche.

Autres références sur le même thème :

Deutéronome 13 v 9 « C’est à l’Eternel seul que vous rendrez un culte, c’est à Lui seul que vous vous attacherez »

Actes 11 v 23 « Barnabas encouragea les fidèles à rester, d’un cœur résolu, tous attachés au Seigneur »

Actes 13 v 43 « Paul et Barnabas les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu »

1 Corinthiens 6 v 17 « Celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul Esprit. »

Romains 8 v 14 « Ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu sont fils de Dieu »

Jean 15 v 4 « Un sarment ne saurait de lui-même porter du fruit sans demeurer attaché au cep »

Romains 8 v 38 Nous donne une promesse certaine si nous sommes attachés à Christ.

« Ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni les choses présentes ou à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature… Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » Amen !

Emmanuelle B.

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« Le cube de levure »

Cet été j’ai trouvé dans mon frigo un cube de levure de boulanger dont la date de consommation optimale était passée de quelques jours. J’ai voulu tenter ma chance quand même ….

La première fois, j’ai utilisé la moitié pour faire de la pâte à pizza. Deux heures après, la pâte n’avait pas bien levée, mais c’était l’heure de faire les pizzas pour les convives affamés, j’ai utilisé la pâte raplapla.

Sept jours plus tard, je refais des pizzas, avec la moitié restante du cube de levure. Je mets la pâte à lever et au bout de 1h30 je vois que la pâte ne lève pas bien.

Je m’apprête à faire un pâton avec un sachet de levure lyophilisée pour rattraper la chose, mais il me vient aussi l’idée de prier pour que la vie se manifeste dans cette pâte. Alors je me dis que cette idée me vient de Dieu et je prie au nom de Jésus pour que la vie triomphe dans ma pâte. Je reviens faire mes pizzas 45 minutes plus tard et, merci mon Dieu, j’ai une belle pâte bien levée et nous nous sommes régalés de bonnes pizzas !!!

Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre. Ce n’est pas toujours facile de savoir si les idées qui nous viennent, viennent du Saint Esprit ou de la chair, ou de notre imagination parfois farfelue. Je m’étais mise volontairement à l’écoute de Dieu et recevoir un tel encouragement m’a beaucoup réconfortée et poussée à persévérer.

Daï P.

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Groupe de maison

Pour nous, participer ou animer un groupe de maison, nous permet d’expérimenter la vie chrétienne ordinaire. Le groupe de maison nous aide à grandir spirituellement. Depuis nos baptèmes en 1999 et 2001, nous avons toujours fait partie d’un groupe de maison. il nous parait impensable de vivre sans et ce, malgré la fatigue, les sollicitations diverses, nous avons toujours tenu à être présents à ces soirées, car cela nous a souvent restaurés, encouragés, relevés ou simplement fortifiés dans notre foi.

Lors du confinement du printemps, nous avons pu constater à quel point il est difficile de rester des jours voire des semaines, coupés de toutes présences fraternelles. La Parole de Dieu parle souvent de communion, de frères et soeurs, de partage etc. Le culte en est une forme mais le groupe de maison en est, à notre avis, la mise en pratique.

Pour nous, le groupe de maison en semaine, et le culte le dimanche permettent de résister au Malin, de prendre des décisions, d’ échapper à l’emprise des sirènes du monde, de devenir citoyen d’un autre monde et d’acquérir ainsi des pensées, des paroles et des actions pour vivre avec la paix intérieure promise par Jésus.

Nous avons la conviction que l’Eglise sous ses différentes formes (le groupe de maison en est une), est la seule solution pour répondre aux besoins de notre société.

Alain et Frédérique J.

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Où est ton frère ?

« Où es-tu ? » « Où est ton frère ? » (livre de la Genèse)

Questions que l’Eternel a posées à Adam et à son fils Caïn après qu’ils eurent décidé de ne plus suivre le conseil de Dieu.

Où en es-tu et où en est ton frère, ta soeur, t’intéresses-tu à ton salut et à celui des autres ? Telle peut être la question de confiance que Dieu nous adresse aujourd’hui envers notre famille-l’église.

« J’ai eu peur, je me suis caché » dit Adam, « Je ne suis pas le gardien de mon frère » dit Caïn et « je vais fuir loin de ton regard ». Ces deux hommes ont donc perdu la confiance qu’ils avaient en Dieu et dans le projet de Dieu pour eux.« Ayez foi en Dieu » dit Jésus. Avoir confiance en Dieu, en son église et en mon frère ou ma soeur, tel est le principe de l’évangile. Gardons-nous de fuir la mission que Jésus adresse à chacun.

La confiance dans les autres : c’est ce que j’exerce tous les jours en empruntant la route, en allant chez le médecin, en fréquentant les magasins, dans mon travail. Pourtant ma déception face aux chauffards de la route, aux erreurs médicales et au danger (semble-t-il) de la foule lorsque je fais mes achats, je continue malgré tout de fréquenter ces endroits sans perdre confiance. Pourquoi n’en serait-il pas de même envers l’amour de Jésus et de son corps qui est l’église ?

Je n’ai plus confiance en l’église alors je me cache et je fuis…Réaction adamique où l’on reconnait bien l’oeuvre de l’ennemi face à l’enjeu, au défi et au privilège que Dieu nous offre pour notre bien. Restons déterminés à grandir en maturité et en sagesse, en abandonnant les réactions du passé. Fréquenter l’église est un sacrifice, une mort à soi-même, un acte de reconnaissance et d’obéissance qui honore notre Seigneur et nous permet d’étendre le Royaume de Dieu.

Alain J.

La présence inconsciente de Dieu

Au début, Jacob ne ressentait rien. Il venait de quitter la maison et fuyait son frère Esaü qui était déterminé à le tuer. Jacob savait qu’il avait tout fait de travers. Où était Dieu dans tout ça ?

Jacob a atteint un certain endroit. Il n’a rien senti lorsqu’il est arrivé là-bas. Il était fatigué et effrayé. N’attendant absolument rien, il prit une pierre comme oreiller, la mit sous sa tête et se coucha pour dormir. Et puis Dieu est intervenu – avec un rêve.

La présence inconsciente de Dieu signifie seulement que nous ne ressentons rien quand il est présent. Sa présence est très réelle, vraiment très réelle. Mais le ressenti de sa présence nous est caché. Nous ne ressentons rien du tout, mais il est là autant que lorsque nous le sentons.

Nous devons nous en souvenir dans tous les aspects de nos vies. Il est vrai lorsque nous faisons des erreurs et que nos amis les plus proches, ou nos proches ne nous comprennent pas vraiment ou nous rejettent.

Nous devons honorer Dieu quand nous ne ressentons rien. Nous devons l’ adorer quand nous sommes fatigués et effrayés. Dans notre moment le plus faible ? Oui, même dans notre moment le plus embarrassant, lorsque nous estimons avoir tout fait de travers et rien de bien ! Dieu est absolument là.

Marie-Ange L.

L’appartenance

Ainsi parle […] celui qui est ton soutien: Ne crains rien, mon serviteur […] que j’ai choisi. Ésaïe 44.2

J’étais rentré tard la veille, comme tous les samedis soir. Je n’avais alors que 20 ans, et je fuyais Dieu aussi vite que je le pouvais. Soudain, je me suis toutefois senti poussé à fréquenter l’église où mon père était pasteur. J’ai alors revêtu mon jeans décoloré, un t-shirt usé et des chaussures montantes que je n’avais pas lacées, avant de traverser la ville en voiture.

Je ne me rappelle pas le sermon que mon père a prêché ce jour-là, mais je n’oublierai jamais à quel point il était ravi de me voir. Avec son bras autour de mon épaule, il m’a présenté à tous ceux qu’il voyait. «C’est mon fils !» leur disait-il avec fierté. Sa joie est devenue pour moi l’image même de l’amour de Dieu, qui m’est restée durant toutes ces décennies.

L’illustration de Dieu en tant que Père bienveillant apparaît dans toute la Bible. Dans Ésaïe 44, le prophète interrompt une série de mises en garde pour proclamer le message de Dieu relatif à l’amour familial: «Mon Israël, que j’ai choisi […] je répandrai mon esprit sur ta face, et ma bénédiction sur tes rejetons» (v.2,3). Ésaïe a fait remarquer en quoi la réponse de cette descendance allait démontrer la fierté familiale: «Celui-ci dira: Je suis à l’Éternel […] cet autre écrira de sa main: à l’Éternel !» (v. 5.)

Le peuple errant d’Israël appartenait à Dieu, au même titre que j’appartiens à mon père adoptif. Rien de ce que je pourrais faire ne pourrait l’amener à perdre son amour pour moi. Il m’a donné un aperçu de l’amour que notre Père céleste nous voue. — (Texte de Timothy Gustafson)

Son amour nous procure l’appartenance et l’identité tant désirées.

Texte proposé par Sabrina K.

Il est doux de demeurer ensemble

Je ne sais pas si vous avez déjà vécu, un temps d’échange avec un frère ou une sœur, où à l’issu de cet échange, vous êtes senti vidé comme vampirisé. C’est comme si la personne avait tellement de rancœur et d’amertume, qu’elle ne sait pas faire autrement que de tout balancer, avec un tel besoin de se vider et en même temps un tel besoin d’amour, qu’elle t’arrache de force ton amour fraternel.

Parfois nous portons tellement de mauvaises choses dans notre cœur, que nous sommes rendu handicapé du cœur. Notre cœur boite !

Je crois que nous avons régulièrement à mener ce combat fondamental, aimer et être aimé vraiment. L’ennemi cherche inlassablement à nous voler, nous diviser et détruire les relations. Les relations fraternelles nécessitent beaucoup de persévérance, de soin et de patience.

« C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on verra que vous êtes mes disciples. »
« Aime ton prochain comme toi-même. »
« Comment peux tu dire que tu aime Dieu que tu ne vois si tu ne peux pas aimer ton frère que tu vois. »

Pour moi il y a trois armes principales pour détruire le mal,

lorsqu’il essaye d’envahir notre cœur : la première arme c’est le pardon, la deuxième : l’amour de Dieu et la troisième : le sacrifice.

Le pardon : c’est la grâce ou la bienveillance, c’est aussi redonner sa chance encore et encore indéfiniment. On fait comme Dieu avec nous, on pardonne toujours, autant de fois que nécessaire, sans discutions, sans négociation. Pardonner comme si en le faisant vous détruisiez le mal qui vous a été fait. Dieu guérit, libère, restaure, nous on pardonne. Dieu jugera chacun en son temps, Dieu fait justice, nous on pardonne.

L’amour de Dieu : vivre et grandir dans cette relation d’amour parfait est le cœur de la solution. Dieu lui-même, son amour pour nous : nous remplit, nous donne notre valeur, donne du sens à notre existence, efface nos peurs, libère de l’orgueil … répare notre cœur et forme en nous le véritable amour pour nos frères et sœurs. Passons le plus de temps possible avec lui.

Le sacrifice : c’est l’antidote contre l’égoïsme et l’individualisme, prendre de ce que j’ai et le donner à d’autre. Sacrifier de mon temps, de mon argent et de mes biens, voilà comment nous pouvons grandir dans l’amour en action. En même temps cela fait reculer la détresse, la souffrance et la solitude dans la vie de notre prochain.

Je crois que nous aspirons tous à vivre des temps fraternels bienfaisant, où nous pouvons tour à tour donner et recevoir : de l’écoute, des encouragements, de la reconnaissance, du respect … de l’amour. Être là en famille sans crainte sans doute, quelle paix !
Cela se construit et se cueille, parfois après de long mois de patience et de persévérance.

1 Corinthiens 13 v 4 « L’amour est patient, il est plein de bonté; l’amour n’est pas envieux; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, 5 il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, 6 il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité; 7 il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. »

Dieu, pardon pour mon manque d’amour, pardon pour mon égoïsme et mon orgueil, je te prie forme en moi l’amour véritable. Fait de nous une famille pleine d’amour. Amen

Jonathan Y.

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